B) L'influence sur les petites filles

Influence

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Barbie est à l’ origine un jouet d’enfance mais elle représente aussi la femme parfaite, l’idéal féminin. Elle est belle, riche et populaire. Les pédopsychiatres y voient au contraire un objet à l’influence critiquable… Elle représente un modèle chez les petites filles et elle va développer des complexes. Les jeunes filles l’envie et elles vont vouloir s’identifier à elle.

 

1. Une Barbie inhumaine

 

Si  Barbie était humaine, elle ne serait point capable de se déplacer sur ses deux jambes. Son corps aurait des mensurations 39% plus faible que celles d'une anorexique. Barbie peut donc vite donner des complexes puisqu'elle propose une image parfaite de la femme qui est en réalité fausse. La Barbie ne pourrait pas survivre avec de telles mensurations, elles ont été fortement exagérées car sa minceur est irréelle. Même si les petites filles tentent tout et n'importe quoi pour lui ressembler, elles ne pourront y arriver. En effet, moins d'une femme sur 100 000 s'approche des mensurations de Barbie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Différence entre les mensurations d'une Barbie est celle d'une femme

  Barbie Femme*
Tête 56 41
Cou 23 38
Poitrine 81 89
Biceps 18 33
Avant-bras 15 28
Poignets 9 17
Taille 41 89
Hanches 74 102
Cuisse 41 64
Mollets 28 41
Chevilles 15 23

(Unité : cm ) / * Femme américaine moyenne entre 18 et 25 ans

 

 2. L'influence sur les jeunes filles  

 

Les petites filles voient la minceur de cette poupée comme une norme de la socialisation de ce monde fictif. Elles sont tellement absorbées dans leur univers qu'elles ne peuvent plus faire la différence entre la réalité et la fiction. Et elles mettent donc leur santé en jeu simplement en s'amusant avec de simples poupées anorexique. Des chercheurs Américains le nomment « le syndrome de Barbie », il s’agit du désir d'avoir une apparence physique et le mode de vie de la poupée. L' arrivée en 1965 de la "Barbie Slumber Party" avec l'accompagnant une balance et un guide pour aider à perdre du poids ne va que l'accentuer.

 

Barbie

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Kit Barbie Slumber Party

 

Ce syndrome touche tous les âges. Pour lui ressembler les jeunes filles arrêtent de manger pour devenir aussi fine que leurs poupées. Des exemples existent comme Cindy Jackson, elle explique que dès l’âge de 6 ans, elle voulait ressembler à sa poupée Barbie quand elle serait grande. Aujourd'hui elle en est à la 40eme opération de chirurgie esthétique pour lui ressembler.

 

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Cindy Jackson

 

 

Depuis près de 50 ans, on l’accuse de rendre les filles anorexiques, de déformer leur image du corps et de la réalité. Une étude récente démontre que ce jouet inciterait les filles à la minceur dès 6 ans ! En effet, le marketing et les médias les incitent à sortir du monde de l'enfance, ils sont encouragés à être adulte de plus en plus tôt.

Afin de démontrer l’influence néfaste des Barbies, des chercheurs anglais ont donc exposé 150 petites filles à des images de Barbie, des images neutres et des images d’une poupée d’une firme concurrente aux proportions plus humaines. Puis ils leur ont proposé un questionnaire sur l’image qu’elles avaient d’elles et ont trouvé que les filles exposées aux images de Barbie souhaitaient être plus mince que les autres à l’âge adulte.  Mais il semblait y avoir une question d’années : les filles les plus âgées semblaient moins sujettes à l’influence de Barbie. On constatait même l’effet inverse : l’impact négatif sur l’image de soi était lié à la poupée plus grosse !

Comment expliquer alors que les poupées minces ont un effet négatif sur l’image du corps vers 6 ans puis que la relation s’inverse pour que les filles de huit ans connaissent un impact négatif avec les poupées plus rondes ? La réponse des scientifiques la Barbie a une influence négative très importante sur les filles de 6 ans, qui construisent leur image du corps, et qu’à partir de 7 ans cette "empreinte" est acquise. Les Barbie n’ont  donc plus d’influence par la suite car elles sont la norme, et ce sont les poupées différentes qui vont être rejetées…

 

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Barbie et sa concurrente avec des mensurations réalistes

 

3. Barbie, la seule responssable ? 

 

Cependant, la poupée Barbie n’est pas entièrement responsable. Certes elle a une influence négative sur les jeunes filles, mais la quête de la minceur chez les adolescentes et les jeunes femmes est  aujourd’hui principalement liée aux médias, à la publicité et à la pression sociale en générale. Une femme sur 10 (entre 15 et 50 ans) souffrirait de troubles alimentaires, les étudiantes étant encore plus touchées que les autres femmes.

D’autant plus que chaque enfant va prendre chaque jouet à sa manière, se l’approprier souvent d’une manière qui n’était pas prévue par les spécialistes du marketing… D’ailleurs, certains spécialistes soulignent le rôle positif de la Barbie dans le développement des petites filles car ce type de poupée mannequin, grâce à ses accessoires va permettre de jouer au monde des adultes. Puis l’abandon de la Barbie va marquer l’entrer dans l’adolescence.

En effet, les enfants cherchent dans leurs jouets une partie de leur propre identité ce qui leur permet de développer leur propre image dans le futur. Les avis restent  partagés sur l’influence qu’aurait la poupée Barbie sur les petites filles et les scientifiques s’inquiètent de l’évolution des personnages et figurines pour garçons qui, en quelques années se sont vus plus musclés, avec des formes de plus en plus proche de la caricature de l’homme attirant.

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